Guérir

L’or coule sur les plaies cicatrisées comme les rides aux visages de nos vies,

sillons de lumière,

poudre aux yeux dessillés, jetée par la mémoire à la face de l’oubli,

désespérément.

 

Dans ce si peu de notre passage,

puissions-nous quelques fois laisser couler l’or avec la lumière,

pour l’amour de l’enfant encore aveugle à l’âpreté de la vie.

Proie facile de tout ce qui brille, sans passé, sans relief, sans effort,

c’est vers toi pourtant que l’enfant cherche sa source précieuse.

 

Ne la laisse pas tarir dans l’obscurité de tes soucis,

par manque de temps, par manque d’espace…

Regarde tes cicatrices au soleil de tes jours

et laisse filtrer toute la lumière dont tu es capable.

 

Merveilleuse alchimie où ton humanité s’écoule jusqu’au cœur de l’enfant.

FT / 19.12.2015